samedi 28 juillet 2012

Saison 2 : Epilogue


Le carnet de Panpi :

"Le matin, le campeur dort, car il est fatigué de sa soirée et c’est donc dans le calme ou presque (on a quand même eu droit à la promenade du chien par une fille en mini-jupe et talons hauts claquants sur le bitume) que nous plions notre dernier bivouac de l’année, afin de rejoindre la gare de Tarascon et retourner dans nos foyers respectifs.

En résumé un parcours sans faute de Johann, bien secondé par une météo au beau fixe. J’ai apprécié la tente et les bivouacs ; quant aux paysages, ils sont à couper le souffle. J’ai moins souffert que l’année dernière, peut-être grâce à Argi, mon petit loup, qui me fait marcher tous les jours."



vendredi 27 juillet 2012

Etape 18 : du refuge de l'étang Fourcat à Goulier

Au refuge nous avons pu obtenir des informations concernant la météo. Et elles ne sont pas top : averses et orages pour les jours à venir...
Nous allons donc profiter de cette dernière journée ensoleillée pour regagner la civilisation et clore la deuxième partie de notre traversée.



Durée : 7h30
Distance : 15 km
Dénivelé : +200m -1500m


Du refuge, descendre dans le vallon par le sentier qui longe vers le nord le petit étang Fourcat, puis le ruisseau de l'étang Fourcat jusqu'à l'étang d'Izourt où on récupère le GR10 dans un lacet de celui-ci. Ne pas prendre la branche desendante mais au niveau des ruines du barrage, monter dans la pente pour récupérer le sentier.
Passer les conduites forcées et poursuivre toujours à flanc de colline jusqu'à atteindre la forêt. Suivre le GR10 jusqu'à Goulier.
De là stop jusqu'à Tarascon sur Ariège.


Refuge de l'étang Fourcat

Le carnet de Panpi :

"Réveil un peu avant 7 heures et petit déjeuner où johann fera une nouvelle démonstration de son réchaud à alcool. Devant la dégradation prévue du temps, nous avions décidé la veille, de descendre vers Vicq Odessos plutôt que de finir sous la pluie et l’orage. Descente longue au programme. Et effectivement elle le sera. Nous décidons de rejoindre le GR10 et de le suivre jusqu’en bas plutôt que de faire du stop sur la route. Décision qui nous honore mais qui nous obligera à marcher presque 8 heures, heureusement par des sentiers pas trop mauvais. Journée longue et chaude qui se terminera avec la pluie d’orage juste au moment où nous atteignons un refuge « fermé » mais qui nous permettra de nous abriter. Notre objectif était d’atteindre Auzat mais la carte du siècle dernier de Johann (personne n’est parfait) nous déposera à Goulier, charmant petit village où il n’y a « rien » mis à part le gîte de Goulier. Avec le retour de la pluie, nous nous joignons à quelques habitants assis à l’abri, face à l’église. Discussions et soudain arrive une Dyane rouge conduite par un homme du village qui vient se joindre à nous. Et là commence notre nouvelle aventure de la Dyane rouge, le propriétaire nous proposant de nous descendre à Tarascon, nouveau but de notre périple. Mais pas de banquette arrière dans la voiture et Gribouille assis sur le siège passager. Et nous voilà partis, Johann et les sacs à l’arrière et Panpi devant avec le chien Gribouille sur les genoux. La Dyane dont il faudra changer les vis platinées, régler le carburateur et réviser les freins descend tant bien que mal, se jouant de « ces putains de gravillons » de la DDE et avec Gribouille qui tente par instant de prendre le volant à la grande joie de son maître. Toujours est-il, qu’après quelques frayeurs, nous atteignons Tarascon et le camping du Pré Lombard. Et là, le choc des civilisations ; la nôtre qui descendons de la montagne avec son calme, sa sérénité, et celle du camping et d’ailleurs puisqu’ils ont amené tout ce qu’ils avaient chez eux au camping ; quel dépaysement !! Nous voilà spectateurs ahuris de ce zoo humain. Cela ne nous empêche pas, après avoir monté notre bivouac entre une borne à eau, une peugeot 608 et 2 routes (emplacement réservé par le gardien du zoo aux randonneurs) d’aller nous taper une pression et une bonne pizza pendant que les animateurs font les derniers réglages pour le concert du soir. Car au camping du Pré Lombard on sait s’amuser !! Je n’assisterai pas à cette soirée mémorable car après avoir pris ma douche et réintégré la tente, la fatigue et l’orage auront raison de moi. Dodo !! Bonne surprise, la tente est étanche et la nuit fut reposante, malgré les coups de tonnerre, la pluie et les clameurs des fêtards."





jeudi 26 juillet 2012

Etape 17 : d'El Serrat au refuge de l'étang Fourcat

Bon, le final de la journée d'hier s'est fait un peu à l'arrache... Aujourd'hui belle montée vers l'étang Fourcat, toujours sur l'itinéraire de la HRP. Des étangs, toujours des étangs, avec une mention spéciale pour le bleu de l'étang Fourcat.
Au refuge nous ne rencontrons pas la foule habituelle d'un milieu d'été, la faute (ou plutôt grâce) à l'arrivée des orages tant redoutés. Notre timing aura été parfait, arrivant au refuge quelques minutes seulement avant l'averse ! 



Durée : 5h30
Distance : 9 km
Dénivelé : +1050m    -375m

De l'aire de pique-nique (et non pas de camping Panpi !!!), ne pas faire comme nous qui sommes passés par la route. Mais poursuivre vers l'ouest pour suivre un bon chemin en contrebas de la route, itinéraire certainement plus agréable.
Une fois le sentier récupéré, suivre la direction du port de l'Albeille (2 possibilités pour franchir le premier ressaut avant le premier étang de Tristagne). Suivre le sentier pour contourner le Pic de Tristagne à sa base. Attention aux passages délicats lors de la remontée vers l'étang Fourcat : il faudra mettre les mains !



Le carnet de Panpi :

"Réveil aux aurores pour découvrir où nous avions réellement dormi. En effet, une aire de repos assez rudimentaire. Rangement et petit déjeuner, et , sans savoir pourquoi, j’appréhendais un peu cette nouvelle journée. Je pensais que ce serait difficile et pas seulement à cause de la sangria de la veille. 
Départ le long de la route et bientôt, nous montons par un sentier vers les lacs. La carte de Johann datant du siècle dernier ou presque, nous avons un peu de mal à les trouver (les lacs) Nous montons encore et encore et , enfin, j’aperçois le col de l'Albeille ; ouf ! en effet, quelle ascension ! Pas très longue mais assez aérienne et faux pas interdit. Et puis toujours le soleil et les paysages splendides. Redescente et petite halte au bord d’un étang. Le bonheur !! Bien, mais il nous faut repartir car la fin de journée est annoncée orageuse. Bientôt les premiers nuages apparaissent alors que nous abordons un pierrier assez difficile et physique avec beaucoup de pose de mains. Et pour clôturer cette courte mais intense journée, le col de la Fourcat nous apparait avec plusieurs passages pieds-mains assez impressionnants, au moins pour moi. 
Au sommet, la délivrance, avec vision sur le refuge de la Fourcat et surtout l’étang  et son eau bleue sous le soleil. Un dernier effort et nous voilà au refuge où nous retrouvons le « jardinier » qui a déjà planté la tente. Direction le refuge où le gardien fait la sieste. (nous apprendrons qu’il avait eu 50 convives la veille) Ne trouvant pas d’endroit pour bivouaquer aux alentours, nous décidons de dormir au refuge ainsi qu’y manger, alors même que les premières gouttes de pluie commencent à tomber. Quelques randonneurs arrivent peu après et c’est l’orage et le tonnerre qui se mettent de la partie. Bien vu ! Nous voilà à l’abri grâce à notre départ matinal.
Réveil du gardien et organisation de la soirée, avec douche chaude, discussion, petite bierrette et enfin le repas où nous nous retrouvons à 10 (petite assemblée comparée à la veille) Discussion à bâtons rompus et bonne nuit car l’électricité est chère et rare. Très bonne nuit car propres et à l’abri de l’orage qui finit par passer. Le vent prend le relais et soufflera violemment toute la nuit empêchant le jardinier de dormir sous sa tente."


Pause aux étangs de l'Albeille



 Arrivée à l'étang Fourcat



Fin d'une semaine ensoleillée...

mercredi 25 juillet 2012

Etape 16 : de la cabane Sorda à El Serrat

La journée d'hier nous a permis de prendre une demi journée d'avance sur notre planning. Ce soir c'est maintenant une journée entière... Ce n'est pas que nous sommes pressés de rentrer, mais tout simplement que l'on ne sait absolument pas combien de temps encore la météo se maintiendra, et que nous ne voulons pas rester bloqués en Andorre.
Bref, donc à nouveau une longue journée, avec la traversée du Parc Naturel de Sorteny et la descente sur El Serrat.



Durée : 8h00
Distance : 16 km
Dénivelé : +900m -1600m


Du bivouac gravir la colline vers l'ouest, en plein dans l'pentu ! Puis le sentier part au sud à flanc de colline pour aller basculer sur l'autre versant. Toujours suivre le balisage jaune / rouge.
Franchir le col vers 2630m puis basculer dans le vallon.
Le refuge de Coms de Jan est très confortable, avec de l'eau captée à proximité. Du refuge, toujours suivre le balisage vers le col des Meners (2724 m) puis basculer vers Sorteny.
Le refuge de Sorteny est très grands mais si souvent squatté qu'à notre passage son état laissait à désirer. Poursuivre vers El Serrat puis choisir entre deux options :
- Descendre sur la Station (bar, restaurant, hotel) puis poursuivre vers l'aire de camping pour bivouaquer.
- Monter à la cabane de Besali (apparemment propre et agréable).
Nous avons choisi la première. A refaire je serais assez tenté par la seconde...




Le carnet de Panpi :

"Réveil tranquille dans le silence, enfin, et préparatifs avec nos amis Toulousains pour une longue journée, puisqu’il nous faudra regagner ½ journée sur le tableau de marche. Et tout cela commence, bien sûr, par une bonne montée en guise d’échauffement. Nous marchons tranquillement, merci Nathalie, et arrivons à la Come de Jan où nous retrouvons notre ami jardinier rencontré la veille, ainsi qu’un randonneur local venu passer quelques jours en paix.

Après un peu de repos, c’est un nouveau départ pour le col del Meners, et là, patatra, voici venu non pas le temps de l’île aux enfants, mais celui de ma chute annuelle. Une pierre branlante, très branlante même, un petit peu moins d’attention et me voilà couché sur le côté, sans mal heureusement. Stéphane, Nathalie et Johann se précipitent pour me relever et nous voilà reparti. Dernière ascension, très raide et enfin apparait le col ; 2713 m et une vue magnifique ! Descente vers le refuge de Sorteny et nous quittons nos amis qui décident de casser une petite croûte. Nous continuons la descente, jolie mais cassante pour parvenir enfin au refguge de Sorteny : glauque ! un mec allongé à se faire bronzer, sa tente montée dans le refuge qui puait de façon incroyable. Vite, nous repartons d’autant plus que les taons avaient pris Johann en amitié.

Direction El Serrat par une route forestière où nous nous adressons à un couple en Espagnol pour demander notre chemin. Ils essaient de nous répondre en Espagnol avant de nous demander si nous comprenons le Français ; « ils étaient Français » Un peu plus loin , le parking et tout à coup la demoiselle revient nous proposer de nous descendre en voiture à El Serrat. Aussitôt dit, aussitôt fait, et nous voilà véhiculés à El Serrat par nos compagnons, Toulousains eux aussi Vive Toulouse !!
El Serrat ou plutôt El Bringué car tout ici porte le nom de Bringué. Donc une petite pression au bar Bringué, avant de ……….. ( ce qui est écrit à partir d’ici ne peut être lu sans l’autorisation de Johann ou de Panpi)……nous décidons de manger au restaurant….Bringué, à 20h. En attendant, une 2em pression et donc à 20h, repas ! Bon, une bonne paella à 2 nous parait pas mal, mais comme il faut attendre vingt minutes, le serveur, très aimable et commercial, nous propose une petite salade et bien sûr une sangria……au champagne. Le reste n’est qu’une suite de plats délicieux et abondamment garnis, d’une boisson délicieuse et des yeux de Johann de plus en plus brillants !! Bien, mais maintenant il fait nuit et il nous faut trouver l’endroit du bivouac, soit disant à l’aire de repos, 1 km500 plus loin. Et nous voilà sur la route, déserte par ailleurs, en train de marcher et de marcher encore jusqu’à cette aire de repos. Ouf, la voilà ! Montage rapide et à 22h30 tout le monde était au lit. Fin de journée."



mardi 24 juillet 2012

Etape 15 : de l'étang de Pédourrés à la cabane Sorda

Au risque de me répéter, je dirais "journée superbe", "parcours grandiose", très sauvage dans sa première partie derrière le pic de l'Albe. C'est aussi le jour de notre entrée en Andorre (mais pas pour y faire des emplettes !)
Nous commençons à être bien en jambes et progressons jusqu'aux derniers rayons d'un soleil radieux, entamant ainsi l'itinéraire prévu le lendemain. Nous le savons, ce beau temps, maigre répit au coeur d'un été pluvieux, ne sera pas éternel... Alors si nous parvenons ainsi à grapiller quelques kilomètres sur le programme, cela nous constituera une marge appréciable, d'autant plus que le retour du côté français se fera en altitude.

Par ailleurs, le kilométrage peut sembler étonnant par rapport au temps de marche. Mais il ne faut pas oublier que cette année nous n'évoluons plus sur le "confortable" GR10 des Pyrénées orientales. A cette altitude, nous suivons souvent des sentiers de chèvres, traversons des éboulis... Mais quel paysage !!!



Durée : 7h45
Distance : 13 km
Dénivelé : +972m   -861m


De l'étang de Pédourrés, prendre le sentier qui monte au nord ouest. Une fois au nord du Pic de l'zlbe, progresser le long des étangs, souvent dans les éboulis. Attention toutefois au km 2 de ne pas descendre trop au bord de l'étang, le sentier passant au dessus d'une petite partie rocheuse (monter un peu dans les éboulis juste avant).
Peu après le col de l'Albe, bifurcation du GR transfrontalier : le suivre vers le sud, en direction des étangs de Juclar (refuge haut de gamme : eau, wc, repas). Puis c'est la descente sur Incles (eau à l'aire de pique-nique juste avant Inclès). Là n'espérez pas y trouver un camping : il n'y en a plus ! A la place, remontez le long du torrent du Manegor en direction du Port d'Incles, jusqu'à un replat où il est possible de bivouaquer. Mais le mieux est peut être de marcher une heure de plus afin de rejoindre la cabane Sorda, toujours en suivant le balisage jaune et rouge. Bivouac agréable juste sous l'étang, de l'autre côté du ruisseau. Par contre filtrage impératif de l'eau de l'étang à cause des nombreux chevaux alentours (merci Stéphane pour le filtre !)


Le carnet de Panpi :

"Réveil un peu frais mais toujours aussi beau avec un soleil venant éclairer le lac. Départ tardif, 9h, mais dynamique avec une petite montée en guise d’échauffement. La suite se corse un peu avec une traversée d’éboulis périlleuse, surtout quand Johann m’envoie sur des voies sans issue. Enfin, nous nous en sortons et en chemin faisons la rencontre d’un couple de randonneurs. Nous poursuivons vers Incles, de lacs en lacs, d’étangs en étangs et en croisant de nouveau nos 2 randonneurs Toulousains, Stéphane et Nathalie.
En début d’après midi nous arrivons à l’étang et au refuge de Juclar où nous décidons de prendre un petit goûter : tartines grillées, huilées, assaisonnées, xorizo ou jamon. Descente sur Incles un peu pierreuse et arrivée dans un endroit mal aménagé et peu accueillant. Quelques instants plus tard, les Toulousains nous rejoignent   et nous décidons de monter vers la cabane de Sorda. 

A mi chemin nous faisons une halte dans un plat magnifique et les Toulousains décident d’y bivouaquer. Perplexe, nous hésitons et décidons finalement de gagner une journée sur notre planning en montant jusqu’à la cabane de Sorda et en allant jusqu’à El Serrat le lendemain. Montée sans histoire et arrivée sur une cabane remplie de jeunes du coin prêt à faire una «fiesta». Nous nous éloignons un peu pour bivouaquer et planter la tente. 
L’endroit est joli une fois de plus avec un étang, bien sûr. Tout à coup nous voyons arriver  nos 2 Toulousains, Stéphane ayant réussi à convaincre Nathalie de monter pour gagner un peu de temps sur leur parcours, eux aussi. Soirée sympathique, un peu bruyante et une nuit un peu difficile à cause de la fiesta des jeunes."

Etangs de l'Albe

lundi 23 juillet 2012

Etape 14 : du refuge des Bésines à l'étang de Pédourrés

Encore une journée magnifique... Un temps idéal, des paysages sublimes... Bon, petit intermède au village de l'Hospitalet-près-l'Andorre, pas vraiment "the place to be", mais bien pratique quand même pour récupérer le colis de nourriture.
Nous nous apprêtons à passer en Andorre. De retour sur les sentiers, c'est toujours aussi beau, plein de ruisseaux partout, et toujours ces étangs, propices à des bivouacs de rêve.


 Durée : 6h30
Distance : 12 km
Dénivelé : +970m   -895m


C'est au refuge des Bésines que nous quittons le GR10. En effet, celui-ci repart plein nord, puis en Ariège s'en va faire le tour des vallons, affichant un kilométrage et un dénivelé impressionnant pour une progression moindre vers l'ouest. Par ailleurs, le chemin que nous suivons, mélange de sentiers de pays et de HRP, possède un caractère sauvage qu'il serait dommage de rater.
Le sentier est balisé par des marques jaunes et rouges, pas vraiment de risque de se tromper. Attention néanmoins au km 9 de bien repartir vers le nord.


Le carnet de Panpi :

"Réveil à 6h45, âne oblige, et petit déjeuner dans le refuge avant la descente vers l’Hospitalet près l’Andorre où nous devons récupérer le colis de bouffe envoyé par la Poste par la « Johann logistic ». Descente le long des étangs plus beaux les uns que les autres, dans la forêt jusqu’au dessus de l’Hospitalet où nous retrouvons le « bruit » de la civilisation.

Cette descente restera marquée par le nombre incroyable de ruisseaux, de torrent, de chutes d’eau, de cascades et de plans d’eau. C’est vraiment le pays de l’eau !
A l’Hospitalet, récupération du colis bouffe et petit restaurant avec épisode « coca light » qui me restera en mémoire. (Quand on n’est pas commerçant on fait autre chose ) En début d’après-midi, nouveau départ pour le lac de Pédourrés, cette fois. Ascension agréable, boisée, vers de nouveaux étangs et un peu longue sur la fin avant d’atteindre enfin le lac de Pédourrés. Sieste et puis repas dans un lieu magnifique, un petit cirque abritant un lac desservi par une splendide cascade. Et puis ensuite, au dodo, car la température descend vite en montagne (2° cette nuit là)."


dimanche 22 juillet 2012

Etape 13 : du lac des Bouillouses au refuge des Bésines

Cette journée est un voyage merveilleux autour du Pic Carlit. Si ce dernier aurait pu constituer un magnifique bonus à notre traversée, nous avons préféré sagement en faire le tour afin de préserver nos forces pour la suite. Il n'empêche que les paysages traversés en suivant le GR sont tout simplement somptueux...


Durée : 6h50
Distance : 16 km
Dénivelé : +790m  -710m


Après un bivouac aux alentours du barrage des Bouillouses (2016 m), on récupère le GR10, mais non sans avoir rempli les gourdes aux toilettes situés juste en aval à l'ouest du barrage (eau, WC, météo, renseignements). Le sentier contourne ensuite le lac par l'ouest, avant de remonter un vallon jusqu'au col de La Grave (2426 m). Courte descente ensuite vers la cabane de Rouzet (abri propre, mais sans eau). Reprendre ensuite le sentier au nord de la cabane (mal indiqué) puis ne pas se tromper 500m plus loin avec la bifurcation du GR7 (lequel par au nord - nous c'est le GR10, vers l'ouest !). Monter jusqu'au col de la Coume d'Agnel (2455 m) avant de redescendre le vallon jusqu'au refuge des Bésines (attention : bivouac interdit aux abords du bâtiment, sauf si vous prenez le repas du refuge - mesure qui a dû être prise suite au manque de respect des lieux par certains randonneurs :-(  ).

Au lac des Bouillouses

Le carnet de Panpi :

"Après une bonne nuit (vive la tente fermée !) réveil vers 7 heures et préparatifs pour une longue journée vers le refuge de Bésines. 
Le temps est beau quoiqu’un peu venté. Nous découvrons un paysage magnifique en longeant le lac des Bouillouses. Puis nous nous enfonçons dans la vallée vers le col de la Grave avec un fort vent de face bien fatiguant. Nous redescendons le col jusqu’à une petite cabane pour casser une petite croûte. Le paysage est toujours splendide avec des lacs, des étangs un peu partout, ainsi qu’une faune importante : chevaux, chèvres sauvages, oiseaux. Nous y retrouvons les parisiens ainsi qu’un groupe de Béarnais intrigués par l’Ikurriña. 

Suite de la journée sous le soleil et dans des paysages de plus en plus beaux avec de l’eau partout et une montagne verte et boisée. Fin de rando un peu pénible dans un sentier pierreux jusqu’au refuge des Bésines. Refuge tenu par un gardien haut en couleur qui nous autorisera néanmoins à bivouaquer à côté du refuge, compte tenu que nous prenions le repas du soir. Du moment que l’on met les chaussons, tout est possible ou presque. Un bon repas bien chaud, petite discussion avec les Béarnais, le gardien et les autres et hop, tout le monde au lit avec réveil impératif à 7 heures, le gardien lâchant l’âne de bon matin..."

Etang de Lanoux vu du col de La Grave

A la cabane de Rouzet



samedi 21 juillet 2012

Etape 12 : de Bolquère aux Bouillouses

Première journée de la nouvelle saison de votre série préférée. Jour de transit pour Panpi et moi, avec une destination commune, la gare de Bolquère, mais des départs différents : le Pays Basque pour lui et la côte d'Azur pour moi. Objectif : arriver "à peu près" en même temps, ce qui relève tout de même de la gageure  avec la SNCF comme moyen de transport !
Comme vous le verrez, on ne s'en est pas trop mal sortis...


Durée : 3h16
Distance : 12 km
Dénivelé : +600m -200m


Le GR est très facile à récupérer : il passe par la route située juste au-dessus de l'arrêt du train ! De là il suffit de le suivre à travers Bolquère, puis dans la forêt jusqu'au barrage des Bouillouses.
C'est une mise en train très agréable, et on en oublierait presque l'altitude : cet "échauffement" nous mène en quelques heures de 1600 à 2000 mètres d'altitude !


Le carnet de Panpi :

"Coucou, nous revoilou !! 4 heures : c’est l’heure où je suis tiré du lit avec un pressentiment concernant Argi [c'est le chien...] que nous avons fait dormir dans la voiture, pour gagner du temps. Et oui, le pauvre a été malade et sa caisse est dans un état lamentable . Donc nettoyage d’Argi et de sa caisse à toute vitesse car nous comptions partir pour Pau vers 4h30. 
Départ à 4h45 avec un Argi tout propre et Mylène et moi bien réveillés. Arrivée à Pau et voyage en autocar jusqu’à Tarbes avant de prendre le train pour Toulouse ; et puis enfin le TER pour la Tour de Carol. Voyage très joli jusqu’à la Tour de Carol où je dois prendre le « train jaune » pour redescendre sur Bolquère , retrouver Johann qui, lui, monte par le « train jaune » ; quelle organisation ! Mis à part que mon train ne s’arrête pas à Bolquère et continue vers Mt Louis. Panique à bord avant de constater que le train de Johann est arrêté à Mt Louis, et me voici donc sautant d’un train à l’autre : ouf !!


Mais la journée n’est pas finie car Johann nous a concocté une petite marche apéritive jusqu’au lac des Bouillouses. Il fait beau et la marche se passe bien, doucement, avec la rencontre de 2 parisiens dont Johann avait fait la connaissance dans le train. Arrivée au lac des Bouillouses et bivouac aux abords : je suis un peu mort ! 
Heureusement Johann a cuisiné un bœuf aux pâtes dont lui seul a le secret (et merci à Mylène pour le saucisson !) Et puis, boom, rideau, plus personne, dodo (22h30)."


dimanche 1 juillet 2012

Traversée des Pyrénées : saison 2 !

Bon, ben on remet ça ! Après une première partie l'an dernier qui nous a menés de Banyuls sur Mer à Bolquère, retour cette année en Train Jaune jusqu'à la vallée de Font Romeu.

Le programme de départ : poursuivre notre route via un mélange de GR et de HRP jusqu'au voisinage d'Aulus les Bains. Par rapport à l'an dernier, quelques petits ajustements ont été fait pour tenir compte des remarques de Panpi, et essayer de rendre notre périple le plus agréable possible.

- L'idée de base reste toujours la même : voyager "léger". Cela se traduira pour un sac pesant autour des 7 ou 8 kilos maxi pour Panpi (eau comprise) et jusqu'à 12/13 kg pour moi au plus fort de la bataille, avec le plein d'eau et la nourriture pour 2 pour une semaine.
A propos de nourriture, nous avons décidé d'emblée de ne pas être en "totale" autonomie, mais de profiter des refuges, gîtes et villages pour faire autant que possible un "vrai" repas par jour.

- Modifications au niveau du système de couchage.
L'an dernier nous disposions d'un tarp (grande bâche de 3x3m) et de sursac, pour un poids total avoisinant les 1400 g pour deux. On ne peut pas dire que Panpi avait vraiment apprécié les courants d'air ainsi que les désagréments liés aux bestioles... d'où de mauvaises nuits... d'où une accumulation de fatigue.
Cette année nous avons fait le choix de la tente. Enfin, pas n'importe laquelle non plus : mono paroi avec moustiquaire, moins de 1.1 kg pour deux, soit avec les piquets et le tapis de sol moins que notre système de l'an passé mais avec un gros plus en terme de confort ! Cette petite merveille n'est autre que la Lunar Duo de Six Moon Design. Pour deux grands (près d'1m90) avec les sacs, c'est vraiment TRES confortable !
Autre modification, le matelas gonflable de l'an dernier ayant eu quelques ratés, nous sommes revenus tous les deux à un bon vieux mousse. Les Therm-a-rest Solar et Solite sont parfaits sur le plan du rapport poids / thermicité !

Pour le reste pas vraiment de différences par rapport à l'an passé, si ce n'est que le réchaud à bois est resté à la maison.

Allez, assez parlé, maintenant, EN ROUTE !!!

dimanche 22 janvier 2012

Ueli Steck. Inclassable...

Rencontre avec Ueli Steck. Un fou pour certains, un athlète extraordinaire pour d'autres.

La face nord de L'Eiger en 2 h 37 min, ça vous tente ?



Allez visiter son blog pour en découvrir plus (notamment une interview réalisée par la TV suisse.

samedi 7 janvier 2012

Pour que la montagne continue à nous gagner...

"Des montagnards de toutes générations : alpinistes, grimpeurs, skieurs ; des professionnels de la montagne, des députés, des élus de régions, des maires de grandes villes et villages de montagne, des enseignants, des chercheurs, des artistes et personnalités de la culture, des chefs d’entreprises, des journalistes, se sont rassemblés pour lancer publiquement un appel à construire une nouvelle vision pour les espaces montagnards.

L’Appel pour nos montagnes est une campagne d’opinion visant à rassembler les acteurs de la montagne, les citoyens, les décideurs politiques pour construire ensemble une nouvelle vision de la relation entre l’Homme et les espaces montagnards."  (Introduction Vimeo)

Retrouvez toutes les infos sur l'appel pour nos montagnes  sur le site :
http://www.appelpournosmontagnes.org/

Lancement de l'Appel pour nos montagnes from Appel pour nos montagnes on Vimeo.

samedi 17 décembre 2011

Grande traversée des Pyrénées, édition 2012... c'est reparti !!!

Grand pas en avant aujourd'hui. Ça faisait quelques temps que je réfléchissais à une alternative au GR10 pour notre prochain tronçon de traversée pyrénéenne. En effet, le tracé du GR10 sur sa partie Ariégeoise est très... comment dire... "biscornu" ?
Les étapes décrites dans le guide Cicerone sont aussi assez longues, avec de gros dénivelés.

Au regard de notre premier tronçon, j'appréhendais un peu les étapes trop longues et espérais trouver une alternative par la HRP. Or celle décrite dans le dernier guide part franchement en Espagne et n'offre que peu de possibilités de retour en France dans un délai "raisonnable" (l'idée étant une fois encore de partir sur une dizaine de jours).

Je pense avoir trouvé un juste milieu grâce à un itinéraire qui mêle un peu des deux et un peu de sentiers locaux.
Ça donne ça :


Donc de Bolquère à Saint Lizier par l'itinéraire violet, avec quelques alternatives suivant la météo (et notamment la possibilité d'aller voir en haut du Carlit s'il fait beau). L'ensemble devrait être assez sauvage...

C'est aussi moins dur (sur le papier du moins) que le GR10 : 65 km de moins (105 km au lieu de 170km) et autour de 2000 m de dénivelé économisé tant positif que négatif (D+ : 8000 m au lieu de 10 000 ; D- : 8500 m au lieu de 10 200).
Note : les données sont des estimations faites grâce à Openrunner. Elles ne sont donc pas à prendre comme argent comptant !

               GR10                                             itinéraire perso 

Bon, évidemment, ça c'est sur le papier... On verra ce qu'il en est sur place ;-)

dimanche 16 octobre 2011

Conférence d'Andrew Skurka - Trekking the wild north

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Andrew Skurka est un de ces personnages qui font évoluer la randonnée légère à chacune de leurs expéditions.

Voici la dernière en date : un voyage en boucle en Alaska.
Dans la conférence présentée ci-dessous, il en donne tous les détails (et pour les non anglophones, il reste toujours les images...)

Une traduction est disponible sur le site "randonner-léger".
Un grand merci à ceux qui l'ont réalisée :-)

Et un fichier de sous-titres est téléchargeable ici !



N'hésitez pas à aller faire un tour sur le site d'Andrew.

En plus de partager de nombreuses infos sur ses expéditions (et notamment des listes d'équipement), il nous parle aussi de ses motivations. L'ensemble est très intéressant.
Il sortira aussi un livre début 2012 : A walker's complete guide to backpacking & hiking gear


lundi 25 juillet 2011

Liste d'équipement mise à jour

J'ai fait un petit récapitulatif de l'équipement contenu dans mon sac à dos. Vous pouvez le consulter à la page liste d'équipement.
Je ferai plus tard la même chose pour le sac de Panpi.

jeudi 14 juillet 2011

Epilogue

Ben voilà, c'est devant nos 3èmes joues de porc du séjour que la décision fut prise : Bolquère marquerait la fin et le commencement.
Fin de la première partie de notre traversée des Pyrénées d'est en ouest ; début de la deuxième partie, l'an prochain.
Mais la promesse d'une météo clémente pour la nuit et le lendemain ainsi que la proximité du Carlit me laissait face à un cruel dilemne : en rester là avec mon paternel ou essayer d'aller chercher un bonus en solo ?



Comme de toute façon il nous fallait monter aux Pyrénées 2000 pour retirer de l'argent afin de prendre le train, nous en avons profité pour passer à l'office du tourisme relever la météo. Grand beau prévu. Tiens, juste à côté, n'est-ce pas le bureau de poste où nous avons envoyé notre ravitaillement ? Bingo ! C'est un signe, j'y vais !
Je laisse donc Panpi redescendre à la gare de Bolquère pour y attendre le Train Jaune (petit train "touristique" qui traverse la vallée entre l'Andorre et Villefranche) et ainsi regagner le Pays Basque. Sur la carte, Mérens n'est pas bien loin... J'imagine alors pouvoir traverser le massif d'ici le lendemain matin, en passant par le sommet du Carlit et prendre le TER comme prévu à Mérens-les-Vals en fin de matinée. Facile !

Bon, finalement, les choses ne se passeront pas vraiment comme prévu...

La montée aux Bouillouses se fait sans problème. Après avoir traversé la station de SuperBolquère, je retrouve les sentiers, puis le GR. Mais en arrivant au lac des Bouillouses, je suis accueilli par de fortes bourrasques de vent et un ciel très chargé sur le Carlit. Les nuages y restent accrochés sans parvenir à franchir l'obstacle ! Je décide d'avancer le plus possible vers le sommet, envisageant de l'atteindre au lever du jour afin de respecter mon horaire vers Mérens.



 Le lac des Bouillouses : nouveau spot de kite ?


Entre le Carlit et le lac des Bouillouses se trouvent de nombreux étangs. Le cadre est magnifique et je dois dire que j'en profiterais bien volontiers si ce n'était le grain qui semblait empêtré sur le pic. La pluie est là, et je me méfie de ces ciels de traîne souvent imprévisibles. Je décide donc de m'arrêter un instant dans un abri, une cabane en tôle, genre de container posé sur le côté de la piste. Cet instant va durer, tout comme l'averse, tant et si bien que je décide d'y bivouaquer et d'attendre la fin de la nuit pour prendre une décision.


Je suis réveillé vers minuit par des hennissements de chevaux. Puis quelques minutes plus tard, j'entends gratter dans l'abri... Je sors la tête de mon sursac et distingue une forme, dans l'ombre du coin opposé ! Je me redresse d'un coup en soufflant et vois une forme filer sous la mince clarté de la lune : un renard sans doute.
Je me rendors tant bien que mal, ce qui n'est pas évident quand on ne peut s'empêcher de laisser traîner une oreille à la recherche de nouveaux bruits suspects !

Je me réveille à nouveau vers 3 heures du matin. Je sors jeter un oeil à l'extérieur et découvre que la situation n'a guère évolué depuis la veille. Le Carlit est toujours engoncé dans une grosse masse nuageuse, le vent est toujours bien présent, et les prévisionnistes météo n'auront toujours pas grâce à mes yeux !
Dans ces conditions déplorables,  traverser perd tout intérêt. Je décide donc de faire mon sac et de redescendre à Bolquère attraper le premier train du matin.

mercredi 13 juillet 2011

Jour 11 : du refuge de l'Orry à Bolquère

S'il y a une chose sur laquelle on pourra dire avoir eu une chance insolente, c'est bien au niveau de la pluie : sur tout notre périple, nous n'aurons jamais eu à marcher sous une averse (si on met de côté ma recherche d'eau le deuxième jour ; je n'y étais pas obligé). Et cela s'est vérifié lors de la nuit passée au refuge de l'Orry, alors qu'un terrible orage s'est déchaîné toute la nuit...
Au matin, les cumulonimbus avaient laissé leur place à un joli ciel de traîne. La journée pouvait commencer !



Durée : 4h30
Distance : 12 km
Dénivelé : +370m    -610m

Deux cents mètres au sud du refuge, le GR traverse la rivière puis serpente à flanc de montagne avant de descendre sur Planès. Nous retrouvons alors la civilisation.
Le "chemin" traverse alors plusieurs villages avant de remonter vers SuperBolquère et les Pyrénées 2000 et retrouver la forêt.


Le carnet de Panpi :


"Réveil un peu tardif pour constater que la météo avait l’air de s’arranger un peu. Échanges avec nos compagnons de la nuit, surtout sur le matériel et le poids des sacs, une fois de plus. Combien de randonneurs voyageant avec des sacs bien trop lourds !! 
Dès le départ pour cette nouvelle journée, je ressentais une fatigue de plus en plus prégnante et j’en faisais part à Johann. Continuer ou raccourcir ce périple : pour la 1ere fois je pesais le pour et le contre, car je redoutais les 2 derniers jours. Si trop de fatigue, il n’y aurait plus de plaisir et si il y avait des étapes où je voulais savourer, c’était bien celles autour du lac des Bouillouses. 
Pour l’heure , nous marchons, rencontrons Ariane, la Suissesse qui s’était vue contrainte à ralentir son voyage avec les Québècois suite à une blessure. 
Arrivée à Planès avec de plus en plus de fatigue et nous décidons de nous restaurer à La Perche, dans un petit restaurant. Johann a compris que j’étais un peu au bout du rouleau, déjà très content et fier d’être allé jusque là. En repartant nous filons à la gare de Bloquère. Hélas, nous n’avons plus un sou de liquide et le seul distributeur se trouve aux Pyrénées 2000. Une nouvelle rencontre nous permettra de nous y rendre en voiture. Johann, qui pensait rentrer avec moi, après avoir consulté la météo, envisage de continuer vers le Carlit pour en faire l’ascension et me laisse rentrer seul. Je comprends très bien son envie et nous nous quittons devant le bureau de poste où nous avons récupéré le 2ème colis de nourriture. Je le laisse aller vers sa « solitaire » bien méritée et je redescends vers le « petit train jaune » de la vallée. 

La 1ere partie de notre périple se trouve un peu écourtée mais je pense raisonnable de m’arrêter là pour cette année, mais une chose est sûre : je repars l’an prochain. 
Un regret peut-être : ne pas avoir fait ce voyage plus jeune, mais cela est largement compensé par le fait de le vivre avec Johann. La 1ere étape s’achève et je voudrai dire combien je suis reconnaissant à mon fils ainé de sa patience, de son attention et de sa gentillesse à mon encontre. C’est un moment de partage sans égal. J’ai déjà partagé avec mes deux fils pendant la traversée des Pyrénées basques et je savoure la richesse de ces tranches de vie. Johann ne montera pas au sommet du Carlit cette année, à cause d’une météo défavorable et rejoindra, lui aussi, le « petit train jaune » le lendemain : à moins que les laminaks n’aient pas voulu le laisser y aller sans moi."


Le parcours de la journée sur Openrunner.


Conclusions de Panpi : beaucoup de positif et bien sûr quelques aménagements à apporter.

+ mon sac 7kg600 sans eau
+ matériel efficace, pas de casse
- le sommeil et la récupération : à améliorer absolument (sans mes soucis de sommeil, je finissais le périple)
- nourriture : un peu plus riche en ce qui me concerne
- cartes : plus complètes si possible [hum... ce n'est pas toi qui faisait l'orientation que je sache...]

- éviter des grimpettes inutiles et fatigantes avec des variantes [ah, je comprends mieux la remarque précédente ;-)  ]

+ santé : pas de problèmes graves . Petites douleurs normales et anticipation quotidienne sur les petits bobos : échauffement, irritations, hygiène etc……

mardi 12 juillet 2011

Jour 10 : de la cabane de l'Alemany au refuge de l'Orry

Monter, descendre, monter, descendre. Bienvenue dans les montagnes "russes".
Journée usante pour les articulations... sous un ciel menaçant qui nous incitera à ne pas trop lambiner en chemin.



Durée : 8h30
Distance : 13,6 km
Dénivelé : +1090m -1240m

La zone dans laquelle nous avons évolué ces deux derniers jours est une invitation à la découverte. De parole de bergers, si on sait s'écarter un peu du GR et aller voir se qui se cache au détour des vallons, la récompense est grande (lacs, isards...). Un bel endroit à explorer.
Donc parcours toujours aussi bien balisé et nuit au refuge de l'Orry (le bien-nommé, voir plus loin). A une cinquantaine de mètres plus au sud, en contrebas, il y a aussi une belle aire de bivouac (que nous n'avions malheureusement pas vue - ou heureusement au regard de l'orage qui éclata cette nuit là !).



Le carnet de Panpi :
"Réveil aux aurores et petit déjeuner avec nos compagnons d’une nuit et leur chien. Ils vont vers l’est avec leur compagnon à quatre pattes qui porte lui-même sa nourriture dans un petit sac à dos. Pas de fainéant ! Et voilà, c’est reparti pour une nouvelle longue étape, alors que je suis un peu fatigué par le manque de sommeil (il me faut trouver une solution pour l’an prochain) et un peu inquiet quant à mes capacités à terminer ce raid. Johann en est conscient et nous discutons sur un éventuel aménagement et sur les modifications à apporter pour l’an prochain. 
Pour l’heure, échauffement avec une super grimpette de la mort, mais quel bonheur de parvenir au sommet et de découvrir encore un splendide paysage, toujours dans la réserve de Catalogne. C’est vraiment superbe ! Suit une longue descente sur le refuge de la Carança : tout est long ici ; les montées, les descentes, c’est sans doute le prix à payer ! Heureusement les paysages sont variés et magnifiques. 
Et nous voici arrivés au refuge de la Carança où nous raclons le fond de nos poches pour nous payer un rafraîchissement (plutôt emmener un chéquier qu’une carte bleue dans ces contrées). Un peu de repos et nous repartons vers le col avant que le temps ne se dégrade, car les crêtes sous l’orage, mieux vaut éviter. C’est parti et nous décidons de prendre une route forestière plutôt que le GR10, inutilement pentu et difficile. Nous croisons le gardien du refuge qui redescend avec son âne, chargés du ravitaillement : ce n’est pas la porte à côté pour faire les courses, ici ! 
Au col, nous ne trainons pas trop et enchainons avec une descente caillouteuse et pas trop intéressante. Nous terminons sous l’orage naissant et nous nous abritons quelques instants dans un Orry [ces petits abris faits de pierres plates empilées]. 
Fin du parcours vers le refuge de l’Orry par une longue montée forestière. Le refuge est divisé en deux : refuge pastoral d’un côté et refuge randonneurs de l’autre. Un berger et son border collee travaillent dans cette magnifique vallée et aussi dans celle de Carança. Discussion intéressante avec le berger et arrivée de 3 randonneurs. Ce soir Johann améliore l’ordinaire avec une soupe, excusez du peu ! C’est la fête grâce à son super réchaud. Nuit très orageuse et nous sommes heureux d’avoir un toit au-dessus de la tête, vu ce qui dégringole du ciel."



Le parcours de la journée sur Openrunner en cliquant là.

lundi 11 juillet 2011

Jour 9 : du Refuge des Mariailles à la cabane de l'Alemany

Si je devais diviser notre périple en grandes "tendances", je dirais ceci :
- Entre Banyuls et Amélie-les-Bains, c'est comme faire démarrer un diesel par grand froid avec une bougie de préchauffage foireuse : on a l'impression que ça va démarrer, mais non, après quelques toussotements, on se retrouve au point de départ. Les descentes successives au Perthus, à Las Illas puis à Amélie-les-Bains, c'est tout pareil : on se demande quand on va s'extraire de la ville.
- D'Amélie au refuge des Mariailles, on mange son pain blanc : le paysage est magnifique, on est en montagne, le sentier se dévore sans faim. Bref, on aimerait que ça dure éternellement.
- Puis à partir des Mariailles, et ce jusqu'à la vallée de Font-Romeu,c'est un peu l'étape montagne du Tour de France : on enchaîne les cols (hors catégorie !) Bon, ça reste très beau quand même...



Durée : 8h30
Distance : 16,5 km
Dénivelé : +1320m -1070m

 Le parcours est encore une fois très bien indiqué tout du long (les gens que nous avions croisé deux jours plus tôt avant les Cortalets nous avaient dit que le balisage était revu tous les ans !). Néanmoins, il est possible de faire plus court (et sans doute pas forcément moins joli...) en empruntant le sentier du Tour des Réserves naturelles, qui démarre au sud du refuge des Mariailles.
La montée de Py jusqu'au col de Mantet (+800m) en début d'après midi sous le cagnard n'était peut-être pas la meilleure des idées, mais bon, on trouve un peu d'ombre sur le parcours, alors ça se fait...
Une fois au col, on découvre le vallon de l'Alemany et là, c'est comme au cinéma : un cadre incroyable, d'une beauté presque irréelle (et je n'ai pas tendance à exagérer) tant l'harmonie du paysage et l'équilibre des couleurs semblent parfaits...




Le carnet de Panpi :
"Départ vers 7h pour le refuge d’Alemany, jonction longue et sans doute fatiguante, mais bon, on verra. La descente sur le village de Py s’avère longue tout en étant très agréable dans son premier tronçon (forêt, ombrages, rivières). 
Nous parvenons enfin à Py et la chaleur montant (chez moi aussi), nous nous arrêtons dans un « bistrot du pays », celui de Py étant tenu par Christine qui voit en nous ses premiers clients de la journée. Tout en continuant à nettoyer sa terrasse, elle commence à nous raconter sa vie. Entre temps, nous avions retrouvé les anglais de Mariailles qui doivent approcher les 70-75 ans faciles et qui souhaitaient trouver un moyen de transport pour regagner Villefranche et la civilisation. Vous connaissez Johann : il prend les choses en mains, téléphone, se renseigne, collabore avec Christine la locale,(car entre temps les anglais ont débarqué au bistrot de pays, eux aussi). Bon, du coup, nous décidons de manger et Christine nous confie le bistrot pour aller s’occuper de ses gosses, avant de cuisiner : spécial les bistrots de pays ! Elle revient peu après nous préparer un petit repas, pendant que son bistrot s’est rempli et affiche complet, randonneurs et motards à l’appui. Du coup, un peu débordée, Christine ! 
Johann finalise avec les anglais et nous décidons de repartir doucement vers Mantet, et là bonjour les dégâts : ma pire ascension, crevé, trop chaud, trop long et trop pentu, si bien que l’arrivée au col de Mantet se fera douloureusement. Après un petit repos bien agréable (splendide paysage de la  réserve naturelle) nous repartons vers le village de Mantet, et là nous atterrissons dans le deuxième « bistrot de pays » de la journée. Une petite mousse, un peu de repos et je me sens prêt à affronter la dernière montée de la journée, vers le refuge d’Alemany. 
Une longue mais agréable marche, et 1h 30 plus tard, nous arrivons au refuge où un jeune couple de randonneurs est déjà couché. Un repas et une installation dans le silence (le respect est encore de mise, là-haut) dans ce refuge apparemment sympa. Nuit moyenne car le sommier laisse à désirer et le matelas n’en peut plus Quelques compagnes de nuit qui courent le long des poutres (je ne peux m’empêcher d’imaginer Mylène ici) , mais mieux vaut des rongeurs que des ronfleurs."



La cabane de l'Alemany


La carte du parcours de la journée sur Openrunner en cliquant ici.

dimanche 10 juillet 2011

Jour 8 : du Chalet des Cortalets au Refuge de Mariailles via le Canigou

Le dimanche, il y en a qui vont à la messe, et d'autres qui montent au Canigou. Le hasard a voulu que nous en fassions l'ascension le jour du seigneur, ce qui nous a permis de mesurer l'attraction exercée par l'Olympe des Catalans sur nous autres, simples mortels.



Durée : 5h45
Distance : 12 km
Dénivelé : +650m   -1090m


De l'aire de pique-nique des Cortalets, un panneau indique 1h45 pour atteindre le sommet du Canigou. Situé 600 mètres plus haut, il s'atteint sans difficulté, surtout si vous avez été rôdé par les étapes précédentes ! Mais vous verrez sans doute beaucoup de personnes un peu plus à la peine : nombreux sont ceux qui montent au chalet la veille (en voiture s'il vous plait), voire arrivent de la plaine le matin même...



La traversée vers Mariailles n'est pas très compliquée, mais mérite un peu de prudence pour ceux qui n'ont pas l'habitude de désescalader. Le passage est plus impressionnant que vraiment difficile.
Nous avons ensuite rejoint un sentier bien balisé que nous avons suivi jusqu'au refuge.




Le carnet de Panpi :
"Johann debout à 5h30 et moi sous le duvet avec pas vraiment l’envie de me lever, mais bon… 6h, petit déjeuner et rangement du matos avant le départ pour le Canigou à 7h. 
Montée tranquille et régulière jusqu’au sommet atteint vers 8h45, avant l’arrivée de la foule du week-end. Canigou vaincu ! Rencontre avec l’équipe du chanteur Cali qui se défoulait un peu les jambes, photos et redescente par la cheminée, plus spectaculaire que difficile, pour la suite du parcours en direction du gîte de Mariailles. Sentier sympa, jolis paysages, rivières, et arrivée au gîte sans trop de fatigue, aujourd’hui. 
Petite bièrette et hésitation entre refuge et gîte : repas, pas repas, lit, pas lit…En fin de compte, la totale : repas et lit car les prochains jours risquent d’être difficiles. Repas sympa en compagnie des autres randonneurs et en particulier un groupe de Lourdes et des anglais très âgés avec lesquels nous avons bien bavardé. De petites curiosités aussi, telle ce berger avec un faux air de Daniel Day Lewis dans Gang of New York, qui descend vers le gîte avec son chapeau haut de forme, ou ce gars de Tarbes en révolte qui traversait les Pyrénées d’ouest en est et qui appréhendait son retour à la vie en société. 
Vint la nuit ou plutôt l’absence de nuit en ce qui me concerne (une fois de plus) avec un concert symphonique de ronfleurs, battant tous les records. Cela m’a presque fait regretter le tarp……"


Refuge des Mariailles : le tout bio-écolo !


La carte du parcours sur Openrunner en cliquant ici !

samedi 9 juillet 2011

Jour 7 : du gîte de Batère au Chalet des Cortalets

Pendant la journée, je n'avais qu'un seul air en tête (eh oui, c'est ça de ne pas prendre de lecteur mp3 !) : "it's a beautiful day"...  Pour moi la plus belle journée depuis le début de cette randonnée. Un temps splendide, des paysages magnifiques et une aire de bivouac incroyable juste au pied du Canigou. FABULEUX !



Durée : 5h30
Distance : 15,5 km
Dénivelé : +1000m   -280m

 
J'avais donné rendez-vous à Panpi à 6h00 pour le petit déjeuner sur la terrasse du gîte (il avait préféré le "confort" d'une nuit en refuge à mon tarp... comprends pas ;-) : il n'émergera qu'avec une bonne demi-heure de retard. Ça m'aura laissé le temps de prendre un thé avec Filippo !
La montée vers le Col de la Cirère (1731m) se fait facilement. Après ce sont des kilomètres de bonheur, le sentier s'immergeant sous les arbres, laissant entrapercevoir par instant les cimes environnantes.
Seule la montée finale vers les Cortalets, via un chemin carrossable, s'est avérée un peu pénible sous la chaleur. Il existe une variante à prendre au niveau du Ras del Pras Cabrera qui doit finalement être plus agréable, mais dont le départ en forte montée ne nous avait pas inspiré.



Enfin, l'aire de pique-nique qui s'étend entre le chalet des Cortalets et le Canigou est un petit paradis du bivouac (nous étions d'ailleurs loin d'être les seuls...).
Allez, une bonne nuit et demain, on monte !



Le carnet de Panpi :
"Incroyable ! J’ai réussi à passer une bonne nuit après une discussion avec mes 2 colocataires allemands. Petit  déjeuner et départ vers 7h20 pour le site du Canigou et le chalet des Cortalets. Une journée agréable, paysage magnifique, beau temps, avec des sentiers ombragés et des jambes beaucoup plus légères. Au passage, un refuge tout neuf, en bois encore blanc [abri de Pinateil]. A la clé, petite glissade en traversant un ruisseau, mais pas mal. 
L’arrivée sera par contre beaucoup plus pénible et beaucoup plus longue que prévu, avec une montée sur les Cortalets interminable et chaude. Mes jambes n’en peuvent plus. Petit à petit, arrivée au sommet agrémentée d’une bière bien fraîche et d’une salade gourmande bienvenue. Ce soir, ce sera tarp et nouilles chinoises sur l’aire de pique nique qui borde le gîte : un endroit magnifique fréquenté par une petite troupe de chevaux qui viendra nous rendre visite, trouvant l’herbe entourant le tarp très à leur goût. 
La nuit sera moyenne, la moins mauvaise en tarp, mais rien à voir avec une nuit dans un bon lit. Beaucoup de vent, mais je n’ai pas eu froid, et Johann a refermé une des entrées du tarp pour notre confort : quel dévouement ! [je vais finir par rougir...]"

La carte de l'étape sur openrunner en cliquant ici.