dimanche 22 janvier 2012

Ueli Steck. Inclassable...

Rencontre avec Ueli Steck. Un fou pour certains, un athlète extraordinaire pour d'autres.

La face nord de L'Eiger en 2 h 37 min, ça vous tente ?



Allez visiter son blog pour en découvrir plus (notamment une interview réalisée par la TV suisse.

samedi 7 janvier 2012

Pour que la montagne continue à nous gagner...

"Des montagnards de toutes générations : alpinistes, grimpeurs, skieurs ; des professionnels de la montagne, des députés, des élus de régions, des maires de grandes villes et villages de montagne, des enseignants, des chercheurs, des artistes et personnalités de la culture, des chefs d’entreprises, des journalistes, se sont rassemblés pour lancer publiquement un appel à construire une nouvelle vision pour les espaces montagnards.

L’Appel pour nos montagnes est une campagne d’opinion visant à rassembler les acteurs de la montagne, les citoyens, les décideurs politiques pour construire ensemble une nouvelle vision de la relation entre l’Homme et les espaces montagnards."  (Introduction Vimeo)

Retrouvez toutes les infos sur l'appel pour nos montagnes  sur le site :
http://www.appelpournosmontagnes.org/

Lancement de l'Appel pour nos montagnes from Appel pour nos montagnes on Vimeo.

samedi 17 décembre 2011

Grande traversée des Pyrénées, édition 2012... c'est reparti !!!

Grand pas en avant aujourd'hui. Ça faisait quelques temps que je réfléchissais à une alternative au GR10 pour notre prochain tronçon de traversée pyrénéenne. En effet, le tracé du GR10 sur sa partie Ariégeoise est très... comment dire... "biscornu" ?
Les étapes décrites dans le guide Cicerone sont aussi assez longues, avec de gros dénivelés.

Au regard de notre premier tronçon, j'appréhendais un peu les étapes trop longues et espérais trouver une alternative par la HRP. Or celle décrite dans le dernier guide part franchement en Espagne et n'offre que peu de possibilités de retour en France dans un délai "raisonnable" (l'idée étant une fois encore de partir sur une dizaine de jours).

Je pense avoir trouvé un juste milieu grâce à un itinéraire qui mêle un peu des deux et un peu de sentiers locaux.
Ça donne ça :


Donc de Bolquère à Saint Lizier par l'itinéraire violet, avec quelques alternatives suivant la météo (et notamment la possibilité d'aller voir en haut du Carlit s'il fait beau). L'ensemble devrait être assez sauvage...

C'est aussi moins dur (sur le papier du moins) que le GR10 : 65 km de moins (105 km au lieu de 170km) et autour de 2000 m de dénivelé économisé tant positif que négatif (D+ : 8000 m au lieu de 10 000 ; D- : 8500 m au lieu de 10 200).
Note : les données sont des estimations faites grâce à Openrunner. Elles ne sont donc pas à prendre comme argent comptant !

               GR10                                             itinéraire perso 

Bon, évidemment, ça c'est sur le papier... On verra ce qu'il en est sur place ;-)

dimanche 16 octobre 2011

Conférence d'Andrew Skurka - Trekking the wild north

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Andrew Skurka est un de ces personnages qui font évoluer la randonnée légère à chacune de leurs expéditions.

Voici la dernière en date : un voyage en boucle en Alaska.
Dans la conférence présentée ci-dessous, il en donne tous les détails (et pour les non anglophones, il reste toujours les images...)

Une traduction est disponible sur le site "randonner-léger".
Un grand merci à ceux qui l'ont réalisée :-)

Et un fichier de sous-titres est téléchargeable ici !



N'hésitez pas à aller faire un tour sur le site d'Andrew.

En plus de partager de nombreuses infos sur ses expéditions (et notamment des listes d'équipement), il nous parle aussi de ses motivations. L'ensemble est très intéressant.
Il sortira aussi un livre début 2012 : A walker's complete guide to backpacking & hiking gear


lundi 25 juillet 2011

Liste d'équipement mise à jour

J'ai fait un petit récapitulatif de l'équipement contenu dans mon sac à dos. Vous pouvez le consulter à la page liste d'équipement.
Je ferai plus tard la même chose pour le sac de Panpi.

jeudi 14 juillet 2011

Epilogue

Ben voilà, c'est devant nos 3èmes joues de porc du séjour que la décision fut prise : Bolquère marquerait la fin et le commencement.
Fin de la première partie de notre traversée des Pyrénées d'est en ouest ; début de la deuxième partie, l'an prochain.
Mais la promesse d'une météo clémente pour la nuit et le lendemain ainsi que la proximité du Carlit me laissait face à un cruel dilemne : en rester là avec mon paternel ou essayer d'aller chercher un bonus en solo ?



Comme de toute façon il nous fallait monter aux Pyrénées 2000 pour retirer de l'argent afin de prendre le train, nous en avons profité pour passer à l'office du tourisme relever la météo. Grand beau prévu. Tiens, juste à côté, n'est-ce pas le bureau de poste où nous avons envoyé notre ravitaillement ? Bingo ! C'est un signe, j'y vais !
Je laisse donc Panpi redescendre à la gare de Bolquère pour y attendre le Train Jaune (petit train "touristique" qui traverse la vallée entre l'Andorre et Villefranche) et ainsi regagner le Pays Basque. Sur la carte, Mérens n'est pas bien loin... J'imagine alors pouvoir traverser le massif d'ici le lendemain matin, en passant par le sommet du Carlit et prendre le TER comme prévu à Mérens-les-Vals en fin de matinée. Facile !

Bon, finalement, les choses ne se passeront pas vraiment comme prévu...

La montée aux Bouillouses se fait sans problème. Après avoir traversé la station de SuperBolquère, je retrouve les sentiers, puis le GR. Mais en arrivant au lac des Bouillouses, je suis accueilli par de fortes bourrasques de vent et un ciel très chargé sur le Carlit. Les nuages y restent accrochés sans parvenir à franchir l'obstacle ! Je décide d'avancer le plus possible vers le sommet, envisageant de l'atteindre au lever du jour afin de respecter mon horaire vers Mérens.



 Le lac des Bouillouses : nouveau spot de kite ?


Entre le Carlit et le lac des Bouillouses se trouvent de nombreux étangs. Le cadre est magnifique et je dois dire que j'en profiterais bien volontiers si ce n'était le grain qui semblait empêtré sur le pic. La pluie est là, et je me méfie de ces ciels de traîne souvent imprévisibles. Je décide donc de m'arrêter un instant dans un abri, une cabane en tôle, genre de container posé sur le côté de la piste. Cet instant va durer, tout comme l'averse, tant et si bien que je décide d'y bivouaquer et d'attendre la fin de la nuit pour prendre une décision.


Je suis réveillé vers minuit par des hennissements de chevaux. Puis quelques minutes plus tard, j'entends gratter dans l'abri... Je sors la tête de mon sursac et distingue une forme, dans l'ombre du coin opposé ! Je me redresse d'un coup en soufflant et vois une forme filer sous la mince clarté de la lune : un renard sans doute.
Je me rendors tant bien que mal, ce qui n'est pas évident quand on ne peut s'empêcher de laisser traîner une oreille à la recherche de nouveaux bruits suspects !

Je me réveille à nouveau vers 3 heures du matin. Je sors jeter un oeil à l'extérieur et découvre que la situation n'a guère évolué depuis la veille. Le Carlit est toujours engoncé dans une grosse masse nuageuse, le vent est toujours bien présent, et les prévisionnistes météo n'auront toujours pas grâce à mes yeux !
Dans ces conditions déplorables,  traverser perd tout intérêt. Je décide donc de faire mon sac et de redescendre à Bolquère attraper le premier train du matin.

mercredi 13 juillet 2011

Jour 11 : du refuge de l'Orry à Bolquère

S'il y a une chose sur laquelle on pourra dire avoir eu une chance insolente, c'est bien au niveau de la pluie : sur tout notre périple, nous n'aurons jamais eu à marcher sous une averse (si on met de côté ma recherche d'eau le deuxième jour ; je n'y étais pas obligé). Et cela s'est vérifié lors de la nuit passée au refuge de l'Orry, alors qu'un terrible orage s'est déchaîné toute la nuit...
Au matin, les cumulonimbus avaient laissé leur place à un joli ciel de traîne. La journée pouvait commencer !



Durée : 4h30
Distance : 12 km
Dénivelé : +370m    -610m

Deux cents mètres au sud du refuge, le GR traverse la rivière puis serpente à flanc de montagne avant de descendre sur Planès. Nous retrouvons alors la civilisation.
Le "chemin" traverse alors plusieurs villages avant de remonter vers SuperBolquère et les Pyrénées 2000 et retrouver la forêt.


Le carnet de Panpi :


"Réveil un peu tardif pour constater que la météo avait l’air de s’arranger un peu. Échanges avec nos compagnons de la nuit, surtout sur le matériel et le poids des sacs, une fois de plus. Combien de randonneurs voyageant avec des sacs bien trop lourds !! 
Dès le départ pour cette nouvelle journée, je ressentais une fatigue de plus en plus prégnante et j’en faisais part à Johann. Continuer ou raccourcir ce périple : pour la 1ere fois je pesais le pour et le contre, car je redoutais les 2 derniers jours. Si trop de fatigue, il n’y aurait plus de plaisir et si il y avait des étapes où je voulais savourer, c’était bien celles autour du lac des Bouillouses. 
Pour l’heure , nous marchons, rencontrons Ariane, la Suissesse qui s’était vue contrainte à ralentir son voyage avec les Québècois suite à une blessure. 
Arrivée à Planès avec de plus en plus de fatigue et nous décidons de nous restaurer à La Perche, dans un petit restaurant. Johann a compris que j’étais un peu au bout du rouleau, déjà très content et fier d’être allé jusque là. En repartant nous filons à la gare de Bloquère. Hélas, nous n’avons plus un sou de liquide et le seul distributeur se trouve aux Pyrénées 2000. Une nouvelle rencontre nous permettra de nous y rendre en voiture. Johann, qui pensait rentrer avec moi, après avoir consulté la météo, envisage de continuer vers le Carlit pour en faire l’ascension et me laisse rentrer seul. Je comprends très bien son envie et nous nous quittons devant le bureau de poste où nous avons récupéré le 2ème colis de nourriture. Je le laisse aller vers sa « solitaire » bien méritée et je redescends vers le « petit train jaune » de la vallée. 

La 1ere partie de notre périple se trouve un peu écourtée mais je pense raisonnable de m’arrêter là pour cette année, mais une chose est sûre : je repars l’an prochain. 
Un regret peut-être : ne pas avoir fait ce voyage plus jeune, mais cela est largement compensé par le fait de le vivre avec Johann. La 1ere étape s’achève et je voudrai dire combien je suis reconnaissant à mon fils ainé de sa patience, de son attention et de sa gentillesse à mon encontre. C’est un moment de partage sans égal. J’ai déjà partagé avec mes deux fils pendant la traversée des Pyrénées basques et je savoure la richesse de ces tranches de vie. Johann ne montera pas au sommet du Carlit cette année, à cause d’une météo défavorable et rejoindra, lui aussi, le « petit train jaune » le lendemain : à moins que les laminaks n’aient pas voulu le laisser y aller sans moi."


Le parcours de la journée sur Openrunner.


Conclusions de Panpi : beaucoup de positif et bien sûr quelques aménagements à apporter.

+ mon sac 7kg600 sans eau
+ matériel efficace, pas de casse
- le sommeil et la récupération : à améliorer absolument (sans mes soucis de sommeil, je finissais le périple)
- nourriture : un peu plus riche en ce qui me concerne
- cartes : plus complètes si possible [hum... ce n'est pas toi qui faisait l'orientation que je sache...]

- éviter des grimpettes inutiles et fatigantes avec des variantes [ah, je comprends mieux la remarque précédente ;-)  ]

+ santé : pas de problèmes graves . Petites douleurs normales et anticipation quotidienne sur les petits bobos : échauffement, irritations, hygiène etc……